J’ai construit ma pratique en combinant des approches de remédiation qui ont fait leurs preuves. Parmi elles, l’approche de Reuven Feuerstein occupe une place particulière : je la qualifierais volontiers d’“orthocompatible”, tant elle résonne avec les finalités de l’orthopédagogie.
Dans cet article, je vous explique pourquoi ces deux approches s’accordent si bien, et comment leur hybridation me permet d’accompagner les apprentissages de manière plus structurée, consciente et transférable.

L’orthopédagogie est un domaine d’intervention centré sur les apprentissages. Elle vise l’évaluation, la prévention et/ou la remédiation de difficultés d’apprentissage, qu’elles soient liées ou non à des retentissements de troubles. Elle prend en compte la cognition, mais aussi la motivation, les émotions et l’environnement de l’apprenant.
Si vous souhaitez une définition complète, je vous invite à lire la page dédiée sur mon site ou l’article suivant : Qu’est-ce que l’orthopédagogie ?
Et pour un cadre plus institutionnel en France (définition du métier et du champ), la référence utile est l’Union des Orthopédagogues de France : Union des Othopédagogues de France
Ma spécificité, c’est l’usage du Programme d’Enrichissement Instrumental (PEI) et, plus largement, de l’approche Feuerstein, parce qu’il propose un cadre très opératoire autour de :
Enfin, Feuerstein m’apporte une grille très concrète : celle des fonctions cognitives déficientes (mal développées, mal mobilisées ou inefficaces dans une situation donnée). C’est un point d’articulation très naturel avec l’orthopédagogie, qui vise précisément à comprendre comment l’apprenant s’y prend et comment l’aider à apprendre autrement.
Pour se former à l’approche Feuerstein : et l’Institut Feuerstein
Historiquement, l’approche Feuerstein a d’abord été mise en œuvre auprès d’enfants dits “déficients” (au sens où leurs capacités cognitives étaient considérées comme altérées), notamment dans des situations de difficultés attentionnelles, comportementales, d’adaptation.
Aujourd’hui, elle est aussi utilisée avec des enfants (et des adultes) neurotypiques, pour :
L’approche médiatrice, au cœur du modèle de Feuerstein, m’a apporté un cadre conceptuel et opérationnel qui résonne directement avec les finalités de l’orthopédagogie :
Les critères de médiation guident aujourd’hui ma posture professionnelle, séance après séance :
Ces critères me conduisent à une posture très concrète : observer avant d’agir, expliciter, relier, amener à la prise de conscience, ajuster. Et, surtout, à concevoir chaque interaction comme une situation d’apprentissage en soi.
En orthopédagogie, j’aide l’apprenant à mieux comprendre comment il apprend (attention, mémoire, fonctions exécutives, stratégies, métacognition). Avec Feuerstein, je structure l’échange pour que l’apprentissage soit :
En pratique, je ne cherche pas seulement “à réussir l’exercice du jour”, mais à installer une stratégie :
« Aujourd’hui, on ne fait pas juste une tâche. On apprend une manière de faire que vous pourrez réutiliser en classe, à la maison, ou au travail. »
Quand l’apprenant se disperse, s’impulse, procrastine, se décourage ou “explose” devant la tâche, l’enjeu n’est pas la volonté. L’enjeu, c’est la régulation.
Là, la compatibilité est directe :
C’est un levier puissant pour restaurer la motivation, la persévérance, et l’autonomie.
L’orthopédagogie implique un plan ajusté au fonctionnement de chacun. Feuerstein apporte un cadrage très clair : individuation – différenciation, sans baisser l’ambition.
Concrètement, on peut garder le même objectif… en adaptant :
Quand je parle de modifiabilité, je ne parle pas de “magie”. Je parle de la possibilité réelle d’évolution d’un fonctionnement, soutenue par l’expérience, la répétition intelligente, le sens, et l’accompagnement.
Les ressources sur la plasticité cérébrale (capacité du cerveau à remodeler ses circuits) aident souvent à comprendre cette idée de changement possible tout au long de la vie.
Quand quelqu’un me dit cela, je peux :
Le résultat visé est clair : plus d’efficacité, plus d’autonomie, plus de confiance.
Ce qui distingue ma pratique d’orthopédagogue, c’est précisément l’usage de la combinaison entre :
Cette combinaison me permet de travailler à la fois sur le fond (quoi améliorer) et sur la dynamique (comment apprendre, comment changer, comment devenir autonome).
Si vous souhaitez faire le point (pour vous ou votre enfant) et clarifier un plan d’accompagnement, vous pouvez réserver ici :
https://www.neuropedagogiepourtous.com/rdv
Et si vous hésitez encore, la FAQ peut vous aider :
https://www.neuropedagogiepourtous.com/faq
À propos
L’orthopédagogie permet d’agir concrètement sur la réussite et l’épanouissement de chacun, quel que soit son âge ou son parcours.
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